Bijour tout le monde
!
J’espère
que tout va pour le mieux de votre côté de l’Atlantique. Ici,
je ne sais pas ce qui fait cela, mais le temps passe à une vitesse
pas croyable. Vraiment. Déjà la septième version de
ces petites lettres… Qui eut pu croire que cela dure aussi longtemps, tout
en conservant (ou presque) la fréquence originale ? Pas moi en tous
les cas. Et comme je le dis à chaque épisode, cette fréquence
durera ce qu’elle durera, ce bien entendu ne veut rien dire, ou tout dire.
Mais allons-y, parce que nous avons du pain sur la planche cette fois-ci.
On va essayer de ne rien oublier !
Comme annoncé
dans les épisodes précédents, et comme préparé
depuis des mois et des mois, il y a quelques semaines déjà
(un couple de semaines comme diraient les amerloques) a eu lieu le mariage
de Alison Bishop et Christophe Bragard, mieux connus par bon nombre d’entre
vous sous les sobriquets de Ali et Tof. Bon, ceux qui ne les connaissent
pas diront sûrement : un mariage, et alors ? Et je ne peux pas leur
donner tort, à moins que je n’explique, ce que je vais faire. Tof
est belge, de Braine l’Alleud, le CCM, les Unités Ste Anne, etc…
Alison est californienne (et donc pas le CCM,etc…). Et ils se sont donc
mariés au début du mois de Mai, sur une plage de Santa Monica.
Votre serviteur, ainsi qu’une touffe d’autres belges, était présent
pour l’occasion. Alors voilà… Comme annoncé dans le numéro
6, ma soeurette (et Simon) ainsi que mon frérot (de et Flo) étaient
chez moi quelques jours avant le week-end tant attendu. Ayant pris congé
le vendredi, nous sommes donc partis à notre aise, à 5 dans
ma belle voiture bleue, pour Los Angeles, après un petit arrêt
rapide à La Jolla, histoire d’observer les phoques se prélasser
sur la plage. Donc, on monte vers le Nord. On s’arrête pour manger
à Newport Beach, chez un ami à moi, qui nous emmène
pour un tacos. On se balade un peu, on observe les belles (en tous les
cas chères !) maisons de cette banlieue aisée de L.A., on
discute. Il faut dire que Jonhatan (car c’est de lui qu’il s’agit) était
avec moi à l’Institut von Karman, et donc connaissait mon frère
de cette époque, ainsi que de l’un ou l’autre voyage à Tignes
(je pense qu’il a séjourné plus de 6 semaines dans l’appartement
!). Donc, un peu des retrouvailles. Mais vers la fin de l’après-midi,
il est temps de remonter dans mon beau ( ?) véhicule, en croisant
les doigts pour ne pas avoir trop de bouchons.
On arrive finalement
sans encombres à notre hôtel, à Venice Beach, a un
bloc de la plage. Un bel hôtel tout rose, pas cher, mais réservé
uniquement aux non-américains (ou interdits aux américains
si vous voulez, c’est un peu comme le coup du verre à moitié
vide ou à moitié plein). La raison est, d’après ce
que l’on apprend, qu’ils ont eu trop de procès avec des américains
qui tombent dans les escaliers, se brulent avec le grille-pain ou se noient
dans leur douche, donc ils refusent maintenant les américains et
exigent un passeport étranger. Marrant. On arrive d’ailleurs à
l’hôtel en même temps que la bande de fous, soit 14 petits
belges qui viennent de passer une grosse semaine dans trois véhicules
de location, entre Los Angeles et San Fransisco, et qui termine leur périple
au mariage. Donc, retrouvailles, embrassades et tutti quanti. Un bon départ.
On prend rapidement possession des chambres, on se change en vitesse, il
s’en suit de petits débats sur la définition du mot «
casual » qui est sensé définir les vêtements
du repas de ce vendredi soir : « c’est jean’s ou pas jean’s ? »,
« il faut se maquiller ? », « un short, ça passe
tu crois ? » ou encore le très beau « t’as pas un pull
que je puisse négligement me jeter sur les épaules ? ».
Donc, après que les 19 personnes se soient préparées
(et oui, plus on est de fous, plus ça prend de temps !), on part
en convoi vers le lieu-dit. Il s’agit d’un complexe d’habitations ma foi
fort bien, où nous sommes reçus comme des rois par des amis
des parents d’Ali. Il s’agit du « rehearsal dinner » ou dîner
de répétition, destiné aux proches (famille) ainsi
qu’à ceux qui viennent de loin (out of town). Donc nous. Je suis
un peu surpris par la gente dame qui vient m’ouvrir la porte, me fout dehors
de ma voiture et se barre avec, alors que je ne suis que devant l’entrée
de la salle en question. Mais bon, c’était juste pour la garer,
donc je ne relève pas ! Un buffet, des boissons, des petits discours
humoristiques et/ou émouvants, bref, une excellente ambiance, très
décontractée. Un très bon départ. A noter qu’il
avait été demandé que le ou les éventuels discours
« à la belge » se fassent à ce moment-là
et pas le lendemain. Donc, les 19 belges se sont mis ensemble pour s’assurer,
au sein de trois commissions très spéciales, de la viabilité
du couple, en comparant les points importants des deux cultures qui se
verront confrontées pour le restant de leurs jours : pancakes contre
gaufres de Liège, Chimay contre Budweiser, Federal law dans tous
les coins (je ne suis pas sur qu’ils aient réellement perçu
cette partie, pourtant humoristique quoique grinçante, donc belge
et très peu américaine, de notre petite histoire), danses,
langages… Bref, amusant. Et je pense qu’on peut dire que nous avons remporté
notre petit succès, tout comme le montage photo – vidéo des
deux sœurs du futur marié ou le quizz de la sœur et du frère
de la future épouse. Donc, une bonne soirée, avec ce qu’il
fallait de Margherita’s, et un peu trop peu de bières sans doute,
mais n’oublions pas qu’il ne s’agit que d’une répétition,
ou d’un échauffement. Ceci dit, quand vers 1 heure du mat’ tout
se clôture et nous rentrons vers l’hôtel, nous trouvons tout
de même opportun de s’arrêter pour acheter quelques cannettes
et autres bouteilles, avec paper bags bien sùr, histoire de partir
à la recherche des tueurs en série qui, nous a-t-on dit,
peuplent les alentours de Venice Beach la nuit.
En fait de tueur
en série, nous ne verrons finalement qu’un gars un peu saoul qui
échange des cigarettes contre une bière, tout en se couchant
sur son surf, ainsi que Jiji qui nous fait une démonstration de
sa fameuse imitation du cri du sanglier en rut le soir au fond des bois
(ou plutôt le soir sur une plage). Intéressante soirée
donc, et c’est vers 3 heures que les portes se ferment donc sur les derniers,
avec encore des cannettes non bues. Où va-t-on ?
Réveil le
lendemain à l’aise, à différents rythmes. Une première
voiture part assez rapidement vers l’intérieur de la ville, se balader
un peu. Il s’agit de ma voiture, mais je ne suis pas dedans (je suis comme
ça moi, le cœur sur la main). Ceci dit, j’ai oublié de demander
aux personnes concernées ce que faisaient des billets d’entrée
pour une exposition sur une secte dans ma voiture par après. Si
vous avez des explications, je ne vous dénoncerai pas à vos
parents. D’autre errent sur la « digue » de Venice, au milieu
des attractions de l’endroit. Parce que cela vaut la peine d’être
vu. Assez spécial tout de même. Des tatoueurs dans tous les
coins, des madames qui marchent sur du verre pilé, des danseurs,
des tam-tams, des masseurs, des vendeurs de tout et de rien (surtout de
tee-shirts amusants ou surprenants), des activistes anti-viande et anti-Mc
Donald tout en vantant les mérite de l’amour en groupe, etc… Intéressante
faune. Après quelques errements, après moultes discussions,
après un fameux hot-dog mou typiquement américain, d’autres
partent vers les étoiles du boulevard des étoiles. Et un
dernier groups d’irréductibles reste sur Venice, et joue au Beach
Volley. J’achète un ballon pour l’occasion, il resservira sûrement.
On joue donc toute l’après-midi, au son des jambés et sous
le soleil. Très cool. La fin de l’après-midi se passe devant
un PC de l’hôtel, connecté en direct sur la rtbf online, afin
de suivre Jean Duriau nous annoncer à la dernière seconde
du match, la victoire du Royal Sporting Club d’Anderlecht en championnat.
Un très beau 26ème titre pour une très belle saison.
Il fallait le noter, n’en déplaise aux anti-footbalistes !
Ensuite, retour
vers l’hôtel (à une centaine de mètres de là,
faut pas rire non plus !) pour se changer, se doucher, se faire beau/belle,
etc… Et on part donc ensuite, après un regroupement général
avec les gens qui vont voir les expositions sur Raël, ceux qui sont
contents d’avoir vu des étoiles dans le sol et ceux qui ont fait
les larves sur la plage, direction Santa Monica Beach Club. C’est superbe.
Faut bien dire ce qui est, un château belge, c’est pas mal, mais
le Santa Monica Beach Club, c’est pas mal non plus. On observe, on répète
une petite chanson (All You Need Is Love), on prend des photos, et on se
prépare à la cérémonie. De jolis petits carnet
bien faits, en français et en anglais, nous expliquent les différentes
étapes de cette cérémonie, parce qu’il s’agit d’une
cérémonie juive. Une première pour moi. Quelques témoignages,
un peu de vin, un verre sur lequel Christophe marche et le casse (malin
qu’il est… Quel maladroit tout de même ! Mais non, c’est fait exprès,
c’est marqué dans le petit carnet si bien fait). Et la cérémonie
se termine… Mazel Tov ! Après cette cérémonie, les
nouveaux époux se sont retirés pour consommer leur nouvelle
union. Enfin, c’est la tradition qui veut ça. J’ai oublié
le nom de ce petit moment, mais je trouve ça très bien tout
de même, de pouvoir passer un moment à deux, à son
aise. Si je n’avais pas perdu mon carnet, je pourrais étaler ma
nouvelle culture juive, et vous donner le nom, mais je ne le trouve plus,
donc je n’étale rien du tout.
Pendant ce temps-là,
nous avons déjà pu commencer la réception, où
comme pour tout mariage qui se respecte, une position stratégique
est importante pour une optimale appréciation des différents
zakouski. Mais ça, c’est comme en Belgique. Donc, je ne m’appesantirai
pas sur ce détail d’organisation. Mais c’est là tout de même
qu’on reconnaît les « professionnels » des mariages.
Certains passent déjà au whisky coke ou au bacardi seven
up, qui aura son succès pendant la soirée. Il est temps de
rapidement me trouver un Bob, ce qui se fait aisément, vu que mon
frère accepte cette lourde responsabilité.
On est ensuite invité
à passer à table. Un petit toast de bienvenue par les parents
d’Ali, dans les deux langues, une bénédiction du pain, puis
tout le monde se rassied. Toutes les tables sont disposées sur les
deux côtés de la piste de danse, fermée sur un troisième
côté par un orchestre, et sur le quatrième, par la
table des mariés, qui ne sont qu’à deux à leur table.
Leur idée est que de toute façon, ils ne resteront jamais
longtemps à leur table, donc cela ne sert à rien qu’ils se
mettent ailleurs !
Avant que l’on ne
serve même l’entrée, l’orchestre commence à jouer.
En fait d’orchestre, il s’agit plutôt d’un groupe, qui peut jouer
toute sorte de choses, avec trois chanteurs (dont une noire à la
voix impressionnante !). Ouverture du bal par les mariés, puis les
parents sont invités sur la piste, puis tout le monde. Deux ou trois
slows, puis on passe au vif du sujet. En effet, la musique s’enchaîne
sur une musique que j’appelerai de « Rabbi Jacob » pour ceux
qui se souviennent du titre. Attention, quand je dis cela, je ne veux offenser
personne, et je ne me moque certainement pas. C’est juste que je ne connais
pas tous les noms et coutumes. Alors, j’essaie de décrire. Etant
aux Etats-Unis, je me méfie de possibles procès en diffamation
ou autre par la suite ! Donc, la musique de Rabbi Jacob, une grande farandole,
puis les hommes se retrouvent au centre de celle-ci, avec les mariés,
et deux chaises qui passaient par là (sans rien demander à
personne, sauf que c’est sans doute un grand honneur pour une chaise de
participer à ce qui suit). Les mariés s’asseyent sur les
chaises et les hommes lèvent les chaises bien haut, et les font
danser au rythme de la musique qui n’arrête pas. On tourne, on éloigne
les mariés qui essayent de se toucher, on les rapproche, etc. Je
me souviens bien, car je portais la chaise, que je ne savais pas trop le
but de tout cela, et la signification. Je ne les connais toujours pas d’ailleurs.
Donc, je ne savais pas si on devait les éloigner, les rapprocher
ou essayer de les faire tomber (mais je me disais bien que ce ne devait
pas être la troisième possibilité). Après que
les mariés soient redescendus sur terre, c’est au tour des parents
de la mariée, puis les parents du marié, puis, ayant eu bien
chaud, tout s’arrête. On remarque alors que les entrées sont
servies. Comme le monde est bien fait, et comme le timing est parfait !
Entre l’entrée et le plat, on danse, tout comme entre le plat et
le dessert et le café, etc… Et on retourne au bacardi seven up,
qui passe vraiment très bien. Et je ne suis pas Bob. Trop le top.
De belles américaines s’attaquent au groupe de petits belges, ce
qui excite tout le monde, reconnaissons-le bien aisément. Elles
en veulent clairement à Martin, au grand dam des célibataires
du groupe. Mais de toute façon, tout le monde retombera sur terre
quand ces demoiselles arriveront toutes accompagnées le lendemain
! C’était sans doute juste pour… lier connaissance ? Il n’y a que
le témoin du marié (best man) qui aurait peut-être
pu tenter quelque chose. Mais bon. L’avenir lui permettra peut-être
de rattraper le temps qui passe.
Vers la fin de la
soirée, l’orchestre/groupe est remplacé, sous les applaudissements,
par un disc-jockey plus classique. Un peu plus tard encore, alors que les
mariés sont encore présents, un belge amène un CD
à faire passer, juste une plage. Il s’agit d’un CD remixé
(merci le Cheap’s !) avec de la chanson comme on l’aime par chez nous,
en français. Et c’est sous les yeux ébahis des américains
que la tribu des belges se met à bouger sur Louise Attaque. Tout
va bien jusque là. Mais ensuite, comme le DJ voit que cela marche,
il laisse tourner le CD. D’autre morceaux suivent, dont l’inévitable
« Tomber la chemise ». Et là, évidemment, pas
le choix. Les petits belges, sur la scène… tombent la chemise. Forcés
qu’on était. Surpris les amerloques ! Le marié passe de groupe
en groupe pour expliquer qu’il s’agit d’une tradition belge, mais qu’on
va se rhabiller juste après. Ce qu’on fait, à son plus grand
soulagement ! Encore plus tard, alors que cette fois-ci les mariés
nous ont quitté pour reprendre ce qu’ils n’avaient qu’à peine
commencé juste après la cérémonie, donc, sans
eux, sur un bon vieux AC/DC, je ne sais pas pour quelle raison, on soulève
tous Fabian, un belge. Après une ou deux minutes, on le redescend.
Le mari de la sœur d’Ali vient alors vers nous pour qu’on fasse la même
chose. Ce qu’on fait (on est très conciliants quand on veut). Donc,
tel Jim Morrison en concert, il glisse, horizontalement à deux bons
mètres du sol. Il croit que c’est également une tradition
belge. Le lendemain, alors qu’il démentira finalement la tradition
d’enlever la chemise, disant que c’était pour rire, et bien Tof
ne démentira pas cette tradition-ci, qui est donc maintenant pour
la famille d’Alison, l’équivalent en Belgique de la danse des chaises.
Finalement, cette
très belle journée touche à sa fin… Alors que tout
se termine, et que nous nous dirigeons vers la sortie de ce toujours beau
Santa Monica Beach Club, une petite cohue s’en suit dans le hall, quand
notre soirée se heurte aux personnes sortant d’une autre soirée
qui avait lieu également au même endroit (mais comme c’est
grand, on n’avait rien vu !). Tous des petits jeunes (clairement moins
de 21 ans, ce qui est l’âge requis pour boire de l’alcool par ici),
éméchés pour ne pas dire complètement saouls
(alors donc qu’ils n’ont pas 21 ans et sont donc clairement dans l’illégalité
totale), les garçons en beaux costumes et cravates, les filles en
robe de soirée (si on peut appeler comme ça le petit bout
de tissu qui ne cachait pas grand chose chez certaines, alors que ça
a certainement du leur coûter une fortune, à croire que moins
on met de tissu, plus c’est cher – je me ferais bien couturier moi !).
Bref, la jeunesse dorée de L.A. était de sortie à
côté de nous, et on n’a rien vu ! Mais donc, on rentre finalement
assez sagement au bercail, grâce à notre prudent Bob (merci
Greg).
Le lendemain, on
se lève tous une fois encore pas trop tard, parce que nous sommes
une fois encore attendus, cette fois chez les parents de la nouvelle madame
Bragard, pour un brunch. On n’oublie pas de prendre un maillot, il paraît
qu’il y a une piscine dans le jardin ! On arrive en effet sans problèmes
dans la banlieue ouest de Hollywood (West Hollywood), dans une belle maison,
avec un beau brunch, une belle piscine. On glande au soleil, on discute,
on va a la piscine, on joue, on mange, on recommence à boire sagement
une ou deux bières, calmement… Ca fait même un peu Beverly
Hills 90210 en direct live, mais sans Kelly, Brenda ou Dylan. Ils devaient
sûrement pas être loin, on a du mal regarder. Et la journée
passe agréablement. Les premiers partent, on replonge, on lance
Christophe et Alison tout habillés dans l’eau, d’autres partent,
on se salue, on regarde les L.A. Lakers se qualifier pour les finales de
conférence Ouest en NBA avec les parents Bishop, on va rapporter
les voitures de location, on achète un gros bouquet de la part de
tout le monde, on revient à la maison Bishop, on se mange un petit
barbecue (parce que faut bien se mettre encore quelque chose dans le ventre
en fin de journée !). Bref, une fabuleuse journée pour terminer
un superbe week-end. Je voudrais en profiter pour remercier Tof et Ali,
qui reçoivent cette bafouille, et à travers eux, leurs parents.
C’était fantastique. On n’oubliera pas ça de sitôt
! Et aussi, bon anniversaire de mariage à Marianne et Vincent. Une
belle fête pour l’occasion a été organisée en
Californie d’ailleurs !
Mais je vais en
rester là pour ce qui concerne ce superbe week-end, sans ça
je ne parlerai pas de grand chose d’autre. Une fois ce week-end terminé,
en effet, il fallait se reposer. Cela a mis plusieurs jours pour que je
m’en remette. C’est que je n’ai plus vraiment l’habitude de ce genre de
choses. Donc, quelques jours de repos bien mérités, en allant
au boulot cependant, et à vélo en plus, parce qu’il s’agissait
de la semaine « Bike to Work », avec des concours (j’ai gagné
un beau tee-shirt et 50$ à dépenser dans mon magasin de vélo),
des aides de la boite (des bons d’achats à la cafétéria,
etc…), ainsi qu’un petit déj’ le vendredi. Bref, à l’américaine.
Mais sympa. Et ça leur donne sans doute bonne conscience de venir
au boulot à vélo un ou deux jours par an, afin d’économiser
de l’énergie. Mais je deviens un peu acide. J’arrête ! On
est tout de même une quinzaine à venir régulièrement
à vélo, sur une usine de près de 1500 personnes… Mais
je ne commenterai pas ce dernier chiffre. Eloquent.
Ensuite, le vendredi,
c’est Gaëlle qui est arrivée, pour près de deux semaines
de blocus, because les examens sont là. On va tout de même
un peu se balader et découvrir de nouveaux petits coins de San Diego,
profiter du soleil, etc… Pour commencer en beauté, visite le samedi
soir de mes voisins de Passadena, soit Kitty, Nico et Antoine, ce dernier
étant en visite chez les deux premiers, qui viennent par ailleurs
de se marier, et de fêter l’anniversaire de Nico, tout ça
en une seule semaine ! Un petit souper, boire des verres, un peu de Scotch,
des discussions, alors que Gaëlle jette l’éponge plus tôt
pour aller tenter de récupérer un petit peu son décalage
horaire. Le lendemain matin, après un bon gros petit déj’,
les trois visiteurs nous quittent pour aller écumer Sea World. On
a bien tenté de les rejoindre en début d’après-midi,
grâce à notre pass annuel cela va de soi, comme on habite
a 500 mètre à vol d’oiseau, mais c’est que c’est grand Sea
World. A propos de vol d’oiseau, comme 500 mètres c’est pas bien
long, on a voulu les faire à pied. Bien mal nous en a pris, parce
qu’il nous a fallu une heure dans chaque sens pour rejoindre ce parc !
En effet, on ne peut pas dire que cela soit réellement fait pour
les piétons. Des détours gigantesques, ni indication ni trottoirs,
et on a du prendre quelques risques en traversant une deux fois deux bandes
avec un muret en béton au milieu. Bref, une aventure. La prochaine
fois, on aura acheté un vélo à ma douce, et ce sera
plus simple !
La semaine suivante,
toujours calme, avec le boulot, des petites balades, un peu de soleil,
du vélo… Trois amis nous rejoignent le samedi matin. Il s’agit de
Delphine et Marc de Belgique (Marc était avec moi chez von Karman)
en vacances pour deux grosses semaines par ici, ainsi que Jonhatan, toujours
de chez vKI, dont je parle dans l’introduction au mariage, au début
de cette missive. On loue des vélos à trois le samedi, pendant
que Gaëlle étudie courageusement. Puis on se fait un barbecue
le soir (je dois sans doute être un des seuls du condo à l’utiliser,
mais c’est bien pratique !). On discute, on boit quelques petits coups…
Le dimanche, Delphine part (après de multiples péripéties
!) avec un ami à elle qui fait de la recherche en Bio marine ici,
pour visiter son labo, peut-être partir en mer (ce qu’elle ne fera
finalement pas, mais soit), alors que Jon est reparti le matin pour une
réunion de famille. Marc et moi partons nous balader dans différents
coins de San Diego, histoire de lui montrer en quelques heures les points
importants : centre ville et Horton Plazza, Balboa Park, Coronado bridge
et la vue, l’aéroport… Puis après avoir été
recherché Gaëlle, on part manger dans la vieille ville, sous
la pluie (100% d’humidité !), puis boire un verre dans le centre
en attendant Delphine qui sera bien en retard, parce que le surf qu’elle
a finalement été faire a pris plus de temps que prévu.
Ah, les femmes tout de même ! Le lendemain, alors que je suis en
congé pour le Memorial Day (en souvenir des vétérans
de la seconde guerre), ils se font Sea World (un classique) puis je vais
les déposer en fin de journée à la gare, où
ils prennent le train vers la suite de leur périple californien
(Las Vegas, Grand Canyon, Death Valley, Yosemite, San Fransisco,…).
Bref, toute cette
quinzaine est une fois encore passée à grande vitesse… Ce
soir, Gaëlle est rentrée en Belgique. Je suis donc seul, et
normalement ce sera le cas pour les trois semaines à venir ! Ensuite,
d’autres visites, mais ce sera pour plus tard. Je vais en profiter pour
faire deux ou trois choses : ranger et nettoyer l’appart, aller dire bonjour
à ma cousine de LA (et lui apporter par la même occasion le
chocolat et autres douceurs que mon frérot lui a apporté
de Belgique !), l’un ou l’autre barbecue sur l’une ou l’autre plage, du
sport, finir ma troisième nouvelle, etc… Bref, je sens que même
si je n’ai pas beaucoup de visites, ça va encore aller vite ! Par
contre, j’aurai peut-être l’occasion de vous parler de sujet que
je reporte de news en news depuis un mois, et qui me semblent intéressants
à aborder, comme le Jerry Springer Show, ou la question : «
le base-ball est-il vraiment un sport ? Et pourquoi non ? »,… Mais
ce sera donc pour plus tard !
Je vous embrasse
toutes et tous, et à bientôt.
Nyc ou Nicolas,
selon vos préférences et goûts.
p.s. : n’oubliez
pas d’aller voir le site des chronycs, parce que je viens d’alléger
l’une ou l’autre photo un peu grande. De plus, j’y ai également
ajouté tous les épisodes des chronycs publiés à
ce jour, que ce soit en format .doc (MS Word) ou directement en ligne sur
une page internet, au choix. Bonne balade et n’hésitez pas à
me faire part de tous vos commentaires, je suis à l’écoute,
que ce soit pour les chronycs elles-mêmes ou pour le site en lui-même.
Vous savez comment faire, et mes coordonnées sont sur le site :
http://www.aberdeen.be/chronyc/main.html
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